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 Pensez-vous qu'il faut réduire les prélévements obligatoires?

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Cassandre
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MessageSujet: Pensez-vous qu'il faut réduire les prélévements obligatoires?   Sam 29 Mar - 1:51

Je ne sais pas si en Belgique vous avez le même système sociale qu'en France.

La France est un Etat providence, qui fournit une grande couverture sociale à tout citoyen. Mais l'état providence est actuellement en difficulté financière.

Les prélèvements obligatoires sont pris sur les revenus primaires. Ils ont pour but de pallier la pauvreté et de satisfaire les besoins sociaux. Une partie des revenus primaires est donc redistribuée. Il doit également maintenir le niveau de consommation et l'activité économique et permet une plus grande cohésion sociale.

Sur les prélèvements obligatoires, les cotisations sociales sont les plus élevées. Elles permettent d'être redistribuées sous forme de chômage etc.
En France, le taux actuel de prélèvements obligatoires est de 45%... La population vieillie, il y a donc plus de retraites à verser. L'état providence est donc remis en cause : la protection sociale est-elle vraiment efficace? On constate une augmentation des inégalité car malgré le coût des dépenses occasionnées par les prélèvements obligatoires, le chômage, la précarité et la pauvreté subsistent. Enfin, cela fait plus de 30 ans que l'Etat est en déficit à cause de la protection sociale.

Prenons nos voisins, les Etats-Unis. La couverture sociale est totalement différente. C'est un système libéral, aux antipodes de l'état providence. Cela n'arrange pourtant pas le problème de la pauvreté. Le pire aux Etats-Unis, ce sont les clivages. Peu à peu des minorité sont apparues. La précarité est omniprésente.

Mais alors quel système économique permettrait d'une part la cohésion sociale et d'autre part une dépense financière maîtrisée? Doit-on réduire les prélèvements obligatoires?

J'attends vos avis sur la question...
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MessageSujet: Re: Pensez-vous qu'il faut réduire les prélévements obligatoires?   Sam 29 Mar - 4:20

la question est excellente... je vais plancher sur le sujet...

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MessageSujet: Re: Pensez-vous qu'il faut réduire les prélévements obligatoires?   Sam 29 Mar - 6:02

ah oui, je te promet que tu auras mon point de vue sur la question dès demain .Joli sujet Very Happy

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MessageSujet: Re: Pensez-vous qu'il faut réduire les prélévements obligatoires?   Sam 29 Mar - 9:20

Ah du social :) :)

Tu auras aussi la vue d'un socialiste :) (et non communiste comme on dit) sur le système Belge

Mais le sujet est complexe et en Belgique disons qu'il est assez fabrication Belge lol!
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Cassandre
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MessageSujet: Re: Pensez-vous qu'il faut réduire les prélévements obligatoires?   Sam 29 Mar - 14:12

HUM, en effet le système belge est différent. Dans un reportage, j'ai entendu dire que les salaires étaient établis selon des taux définis par rapport à l'inflation des prix. Chaque année, les salaires évoluent donc en fonction de l'évolution de prix ce qui permet de garder un pouvoir d'achat stable. Après je ne sais pas si c'est vraiment appliqué, mais en france, c'est totalement différent.
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MessageSujet: Re: Pensez-vous qu'il faut réduire les prélévements obligatoires?   Dim 30 Mar - 9:56

Cassandre,

Je vais vite te répondre par rapport aux salaires

1. les salaires en Belgique sont régis par ce qu'on appelle d'abord une commission Paritaire (CP). Elle regroupe sous son numéro tout le secteur d'activité pour lequel tu travailles (ex. : CP218 - employé) donc tout les employés de Belgique sont regroupés sous la CP218. Les CP sont responsables des CCT (convention collective de travail) qui elle se régisse au sein de l'entreprise et s'occupe des conditions de travail, émoluments et horaire, dispositions spéciales propres à l'entreprise, ....
Les Commissions paritaires d'ailleurs peuvent améliorer les conditions de travail ou les relations au sein des entreprises mais ne peuvent pas prendre de décisions contraire à la législation sociale. C'est le cas notamment en ce qui concerne le travail du dimanche, la durée du temps de travail, le salaire minimum,...

2. le saut d'index : http://scdfpensions.fgov.be/indexation/default.htm
quand un saut d'index se prépare cela veut dire que nous dépassons l'indice pivot calculé et cela basé sur deux autres indice (santé, consommation). Lorsque cet indice pivot est dépassé le salaire est adapté pour suivre l'inflation (dans la fonction publique = 2% en plus).

Mais en ce qui concerne le pouvoir d'achat stable, je ne suis pas totalement d'accord ! Oui notre salaire suit l'inflation mais malheureusement la courbe d'inflation est plus grande que celle de l'indexation d'où le fossé se creuse quand même !

Pour la sécurité sociale, j'arrive
lol!
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Cassandre
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MessageSujet: Re: Pensez-vous qu'il faut réduire les prélévements obligatoires?   Dim 30 Mar - 13:14

Arf, bah à la télé, ils disent bien que des conneries, ou alors j'avais mal compris... Vive le JT de 20h00!!!
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Ged
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MessageSujet: Re: Pensez-vous qu'il faut réduire les prélévements obligatoires?   Lun 31 Mar - 13:18

Jean-yves vient de nosu faire un joli cours mais je voudrais tout de même ajouter quelques indications:

- la France travaille beaucoup plus sur l'impôt indirecte. Ceci est considéré en Belgique comme "pas assez social" et toute mesure politique pour travailelr sur l'impôt indirecte en lieu et place de l'impôt directe est directement montrée du doigt. Pourquoi: vous payé plus de taxe sur votre TV. Oui, mais la taxe sur cette TV est la même pour n'importe quelle personne quia chète cette TV sans distinction en fonction du salaire de l'acheteur: honteux vous dirons les socialistes!
C'est pourquoi en Belgique, on rapporte tout en fonction du salaire annuel .La Belgique essaye de faire en sorte que la courbe des revenus net de la population soit recentrée sur un revenu "acceptable" avec un écart-type le plus petit possible. On le fait pour absolument tout: bourse d'étude, impôt sur salaire, côtisation sociale, etc... Ca ne fait que des heureux et pour cause. Le salaire est tout de même le prix d'efforts de la part des travailleurs. Hors, la différence de salaire en fonction de l'effort fourni (études, heures de travaille, etc) devient de plus en plus petite...c'est au point qu'il vaut parfois mieux rester au chômage que de faire certains jobs . Pourquoi encore sacrifier sa vie de famille et faire de grandes études si la partie retenue est telement grande que vous ne voyez pas trop le fruit de vos efforts mais qu'en plus quand vous voulez profiter de votre "participation" à l'état, on vous le refuse ("vous gagnez de trop pour profiter de ceci ou de cela") .

- L'effet pervers est que le fameuse indexation prend un "panier du consomateur" biaisé qui amène le citoyen à perdre de son pouvoir d'achat au fur et à mesure...En effet, on ne compte pas le prix de l'essence (ou au minimum, celui du barril de pétrole) car c'est encore considéré comme un "luxe". Cet indice est encore calculé par rapport à des besoins qui sont dépassés .

- Le système législatif belge est très complexe (état fédéral à 5 niveaux de pouvoir avec tous des compétences propres...) et contrairement à la France nous avons un système représentatif (donc des gouvernements "octopus": pas le pieds pour prendre une décision rapide) .Le résultat est marquant dans notre histoire: les années 80 => la fameuse politique d'investissement de l'état pour créer des emplois qui aurait du permettre de vite récupéré la dette puisque chaque investissement aurait du être remboursé et en plus multiplié par le fameux facteur kynéen (j'investi 1000 euros pour créer un travail, le travailleur va garder 200 euro en banque mais va en dépenser 800 qui retourne dans les caisse d'une société qui grâce à cela va pouvoir engager lui aussi une autre personne et ainsi de suite... donc le retour à l'état via la TVA et l'impôt directe augmente plus fort que ce que l'état a du investri au départ) . Le problème est que cette politique n'est éfficace uniquement que quand le pays est dans le creux de la vague (et en phase descendante de la courbe)...en Belgique, la lenteur législative a fait en sorte que les mesures sont arrivées trop tard: effet pervers et crise économique plus forte, endettement du pays, etc... C'est donc le système politique belge qu'il faut revoir pour pouvoir prendre des mesures réelles et à long terme.

- les finances d'un état (la fameuse balance économique) ne sont pas uniquement basée sur les recettes internes mais aussi sur l'import-export. Là encore, doit-on faire un protectora pour booster l'économie locale? c'est possible à condition que ce soit limiter dans le temps et que cela ne concerne qu'un secteur particulier sous peine perdre l'exportation... Il faut donc donner envie aux sociétés de venir chez nous mais comment?

En résumé, ton raisonnement se tient mais il est malheureusement trop simpliste car tu dois t'élever à un niveau plus global pour étudier la situation. On ne parle pas de gérer une société mais bien tout un état où les varibales sont bien plus nombreuses! (diplomatie, norme européenne, fonctionnement politique,...)

J'espère avoir pu t'aider un peu dans le "pourquoi ils ne le font pas? c'est si simple!"

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MessageSujet: Re: Pensez-vous qu'il faut réduire les prélévements obligatoires?   Ven 4 Avr - 17:28

Alors la sécurité sociale en Belgique kesako :

Historique

La sécurité sociale belge puise ses racines dans le mécanisme de solidarité des métiers et des corporations. Elle a subi l'influence du pacte de l'Atlantique et des exemples français et britanniques, mais il s'agit fondamentalement d'un système "Bismarckien", auquel les citoyens sont obligés de s'affilier et dans lequel ils acquièrent des droits en participant au processus du travail. Comme dans les siècles précédents, ceux qui ne sont pas intégrés dans le circuit du travail peuvent faire appel à "l'assistance".

Dès la fin du dix-neuvième siècle, des lois et prévisions ont été introduites, mais le régime de la sécurité sociale tel qu'il existe aujourd'hui, c'est-à-dire un système organisé par l'État basé sur l'assurance obligatoire, est entré en vigueur en 1945. Il a été instauré avant que la Belgique soit totalement libérée. Des représentants des employeurs et des employés qui avaient souvent coopéré pendant l'occupation, afin de protéger les salariés contre les réquisitions ou pour commettre des actes de sabotage, se sont réunis pour préparer l'organisation de la Belgique de l'après-guerre. Ces concertations ont donné lieu le 19 août 1944 au "Projet d'accord de solidarité sociale". Il fut alors intégré dans la "loi sur la sécurité sociale", qui fut signée, le 28 décembre 1944, le jour même où l'Allemagne lançait l'offensive des Ardennes, par le Prince Charles, qui était alors régent parce que son frère, Léopold III, était toujours prisonnier en Allemagne.

Dans les années qui ont suivi la guerre, le système a poursuivi son développement. Après les Golden Sixties, il fallut encore un peu de temps avant que l'on se rende compte que les économies d'Europe étaient confrontées à une crise structurelle. Les "partenaires sociaux" ont étendu le régime par une série de préventions jusqu'à ce qu'il devienne clair que son financement risquait de devenir problématique. Pendant la seconde moitié des années septante, une série de nouveautés furent lancées afin de favoriser l'emploi et le système des "préretraites". Depuis 1980, des mesures ont été prises pour limiter les dépenses.

Entre-temps, le problème du vieillissement de la population s'est fait de plus en plus aigu. Le nombre croissant de pensionnés a entraîné, d'année en année, une augmentation des frais des soins de santé. Cette évolution et la progression attendue des dépenses liées aux pensions, au fur et à mesure que la génération des baby-boomers partait à la pension, a poussé le gouvernement à décider de constituer une réserve pour l'avenir : le "Fonds de vieillissement".

Financement

Le financement de la sécurité sociale est assuré par les cotisations des salariés et des employeurs, ainsi que par les aides de l'État. Les cotisations sont calculées sur la base du salaire brut (salaire de base plus primes, avantages en nature,¿) et elles sont versées à l'Office National de la Sécurité Sociale. Les cotisations des salariés représentent environ 13 pour cent des moyens de la sécurité sociale. Celles des employeurs représentent plus de 34 pour cent.
Pour alléger les cotisations de l'état et la charge des employeurs et rendre ainsi la main-d'oeuvre moins onéreuse, d'autres sources de revenus sont envisagées depuis quelques années. Il est question d'un pourcentage des revenus de la TVA. Cet argent est affecté pour environ 96 pour cent au financement du régime des salariés, le reste allant au régime des indépendants.

Le régime de la sécurité sociale pour les indépendants existe depuis 1967. Les indépendants doivent s'affilier à une caisse d'assurance sociale. Ils paient une cotisation qui s'élève à un pourcentage de leur revenu net. Les fonds d'assurance pour indépendants sont contrôlés par l'Institut national d'assurances sociales pour travailleurs indépendants.

Pour que l'on puisse encore financer la sécurité sociale à l'avenir, les autorités ont créé le Fonds de vieillissement en 2001. Ce "Fonds de vieillissement" sera constitué par les excédents budgétaires et les excédents de la sécurité sociale. Le Fonds de vieillissement disposait déjà, fin 2004, de presque 12 milliards d'euros, ce qui représente 4 pour cent du PIB. À partir de 2007, le budget présentera un excédent, qui devrait s'élever, en 2011, à 1,5 pour cent.

Organisation et composants

Le terme "sécurité sociale" englobe les régimes qui permettent d'assurer des revenus de remplacement en cas de chômage, de retraite ou d'incapacité de travail, l'aide pour le financement des charges telles que l'entretien des enfants ou le paiement des soins médicaux, ainsi que les congés payés annuels. En réalité, il existe trois régimes : un pour les salariés, un pour les fonctionnaires et un pour les indépendants. Chez les salariés, certaines professions sont soumises à des règles spéciales.

Pour ceux qui ne sont pas couverts par l'un de ces régimes, il existe diverses formes "d'assistance sociale" : "le revenu d'intégration" (anciennement appelé le minimum de moyens d'existence), la garantie de ressources aux personnes âgées, les prestations familiales garanties et les allocations aux personnes handicapées.
Le ministre fédéral chargé des Affaires sociales est compétent pour toutes les allocations, à l'exception des allocations de chômage, qui sont la compétence du Ministre de l'Emploi. Quelques grandes institutions jouent en outre un rôle important. L'Office National de la Sécurité Sociale encaisse les cotisations et distribue les moyens aux diverses organisations concernées qui assurent le paiement des allocations.

Allocations familiales

Les allocations familiales sont octroyées aux salariés, aux indépendants et aux fonctionnaires, même si les conditions d'octroi et les montants sont différents. Les allocations ne comprennent pas seulement les allocations familiales classiques, mais aussi la prime de naissance (payée au plus tôt 2 mois avant la naissance), la prime d'adoption (qui est versée en cas d'adoption), les allocations familiales majorées d'orphelin et les allocations complémentaires.
Pour ceux qui, pour l'une ou l'autre raison, sont en dehors des régimes des salariés, des indépendants ou des fonctionnaires, il existe les "'prestations familiales garanties' .

Les congés payés annuels

En ce qui concerne les congés, il existe une différence entre les ouvriers et les employés. Le premier groupe bénéficie de congés payés qui sont versés par l'ONVA (Office National des Vacances Annuelles), pour les autres, ils sont versés par l'employeur. Le nombre de jours de congés payés dépend du nombre de jours travaillés l'année précédente.

Les soins de santé

Les salariés s'affilient à une mutuelle. L'assurance maladie ne couvre pas seulement l'assuré, mais aussi ceux qui sont à sa charge (par exemple ses enfants ou le conjoint inactif). Cela revient à ce que pratiquement tout le monde y a droit. Les soins de santé sont répartis en plusieurs catégories. Selon la nature des soins, le coût est remboursé en tout ou en partie, selon divers tarifs. Les médicaments sont aussi divisés en catégories.

Le régime appliqué aux indépendants couvre uniquement les "gros risques". Ceux qui sont assurés pour les petits risques peuvent conclure une assurance complémentaire auprès d'une mutuelle. Dans ce cas, les consultations chez le médecin généraliste ou spécialistes, certains traitements chez les dentistes, etc. sont partiellement remboursés.

La partie personnelle des frais est appelée "ticket modérateur". Pour freiner les augmentations du ticket modérateur, le concept de "maximum à facturer" a été introduit. Ce concept garantit aux personnes concernées que leurs dépenses annuelles pour les soins de santé ne peuvent augmenter au-delà d'un maximum déterminé, qui est proportionnel à leurs revenus.

Le remboursement des médicaments et des soins de santé se fait en principe a posteriori.
Pour obtenir le remboursement de l'assistance médicale fournie, l'assuré reçoit un certificat du prestataire de soins. Il présente ce certificat à sa mutuelle qui rembourse les frais selon un tarif qui dépend de la nature des soins et du prestataire, ainsi que de son statut personnel (veuf, pensionné, chômeur âgé, personne handicapée).

Pour les soins et médicaments dispensés dans les hôpitaux, le système du "tiers payant" est appliqué. Cela revient à ce que l'hôpital fasse payer uniquement au patient la part qui lui incombe et le reste est directement pris en charge par la mutuelle.

Le même système est appliqué à l'achat de médicaments. L'assuré se rend avec la prescription chez le pharmacien, qui fait payer au patient le ticket modérateur. Certains médicaments sont gratuits (généralement pour les maladies graves ou de longue durée), pour les autres, les patients doivent payer personnellement un pourcentage déterminé. Ce pourcentage peut aller jusqu'à 80 pour cent.


Dernière édition par Withaker le Ven 4 Avr - 17:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pensez-vous qu'il faut réduire les prélévements obligatoires?   Ven 4 Avr - 17:28

Les allocations en cas d'incapacité de travail

Les salariés qui connaissent une incapacité de travail suite à une maladie, ont droit à des allocations. Généralement, ils bénéficient d'abord d'un revenu garanti qui est pris en charge par l'employeur. En règle générale, il s'agit de 14 jours pour les ouvriers et de 30 jours pour les employés.

Par la suite, ils perçoivent des allocations d'incapacité de travail. Ces allocations dépendent de leur salaire et de la durée de leur incapacité de travail.

Les 30 premiers jours, l'allocation s'élève à 60 pour cent du salaire perdu (avec un maximum). À partir du 31ème jour, les isolés et les personnes qui ont une charge de famille reçoivent 60 pour cent, les cohabitants ne reçoivent plus que 55 pour cent. À compter du premier jour du septième mois, un montant minimum qui tient compte de la situation familiale est d'application.
Les indépendants malades ont droit à un montant forfaitaire.

Maternité et paternité

Les femmes ont droit à une allocation pendant leur congé de maternité. Cette allocation s'élève pendant les trente premiers jours à 82 pour cent du salaire, après quoi, elle est "plafonnée" à 75 pour cent du salaire. Le congé de maternité dure 15 semaines, dont au moins 8 semaines doivent être prises après l'accouchement et au moins une semaine avant la date prévue pour l'accouchement. En cas de naissance, les pères ont droit à un congé de 10 jours, dont 7 sont payés par la sécurité sociale. Ces 7 jours sont indemnisés à 82 pour cent du salaire plafonné. Il existe aussi un régime de congés d'adoption avec les congés qui s'y rapportent.

Les congés de maladie

Pour ce qui est des maladies professionnelles, il existe une liste d'affection qui sont reconnues comme maladies professionnelles et qui donnent dès lors droit à une indemnisation. Les personnes qui souffrent d'une maladie qui n'est pas incluse dans la liste doivent prouver qu'il existe un lien déterminant et direct avec le travail.
Tous les salariés et fonctionnaires sont assurés contre les maladies professionnelles, pas les indépendants.

Les accidents du travail

Les salariés sont couverts par une assurance contre les accidents du travail. Chaque employeur est obligé de contracter cette assurance. Ne sont pas exclusivement repris dans les accidents du travail les incidents qui se produisent au travail, mais aussi les accidents qui se déroulent sur le chemin depuis le lieu de travail ou vers celui-ci.
Les indépendants ne sont pas couverts contre les accidents du travail et les fonctionnaires sont soumis à un régime distinct.

Le chômage

Les salariés qui perdent leur travail ont droit à des allocations de chômage. Ils doivent toutefois pour ce faire répondre à certaines conditions. Ainsi, ils doivent avoir travaillé un nombre de jours déterminé pendant la période de référence, ou de jours assimilés. Ce nombre de jours dépend de l'âge de la personne. Ceux qui démissionnent ou sont licenciés suite à une faute grave n'ont en principe pas droit à une allocation.

Les jeunes qui viennent de quitter l'école et qui n'ont pas encore trouvé de travail bénéficient aussi d'une allocation limitée, après l'écoulement d'un délai d'attente.

Les allocations de chômage sont calculées sur la base du dernier salaire, tout en étant limitées à un montant maximum (environ 1.743 euros brut par mois). Il est également tenu compte de la situation familiale. Il n'existe pas de limitation dans le temps, mais les chômeurs de longue durée peuvent être exclus s'ils ne font pas suffisamment d'efforts pour trouver du travail.

Les cohabitants qui ont une famille à charge reçoivent, pendant toute la durée de leur chômage, 60 pour cent de leur dernier salaire (ou du salaire maximum de référence). Les isolés reçoivent 60 pour cent pendant la première année, puis 50 pour cent à partir de la deuxième année.

Les cohabitants qui n'ont pas de famille à charge bénéficient de 55 pour cent de leur salaire pendant la première année, après quoi l'allocation est réduite, copte tenu du nombre d'années pendant lesquelles la personne concernée a travaillé. L'allocation peut diminuer à 397 euros.

Les allocations de chômage sont payées par l'organisme de paiement. Pour les membres des syndicats, c'es le syndicat, pour les autres, c'est la Caisse auxiliaire des allocations de chômage.
L'assurance chômage est destinée aux salariés, aux indépendants qui ont perdu leur travail et qui n'ont pas droit à des allocations.

Le chômage temporaire

Une allocation est aussi prévue pour le chômage temporaire. Pour entrer en ligne de compte, les salariés doivent aussi avoir travaillé pendant un nombre de jours déterminés. L'indemnité est un peu plus élevée que pour les chômeurs complets. Ainsi, les cohabitants avec charge de famille et les isolés perçoivent 65 pour cent de leur dernier salaire.


Le crédit temps

Les personnes qui ne veulent temporairement plus travailler ou qui souhaitent travailler moins, par exemple pour se soigner ou pour passer plus de temps avec leurs enfants, peuvent le faire sous le régime du "crédit temps". Le salarié peut interrompre totalement leur travail ou travailler moins. Il est possible de mettre totalement un terme au travail ou de le réduire de moitié ou d'un cinquième.

Pendant l'interruption ou la réduction des prestations, les personnes concernées reçoivent une "allocation d'interruption". Il existe toutefois des limites : dans les entreprises de moins de 11 salariés, l'employeur n'est pas obligé d'autoriser ce type d'interruption de carrière. Dans les entreprises de grande taille (sauf si le secteur en a décidé autrement), le nombre des salariés en interruption de carrière ne peut excéder 5 pour cent. Il existe un régime spécial pour les salariés de plus de cinquante ans.

La pré-pension

La pré-pension est destinée aux salariés plus âgés qui sont licenciés. Ils bénéficient alors d'une indemnité complémentaire en plus de l'allocation de chômage ordinaire. La pension anticipée a permis aux entreprises de licencier relativement aisément les salariés plus âgés. L'adoucissement des conséquences financières du chômage a souvent balayé les plus grandes oppositions. L'objectif consistait aussi à remplacer les personnes âgées par des plus jeunes, mais l'effet espéré n'a généralement pas été atteint. Le système coûte cher et il a eu un effet négatif sur l'emploi des plus âgés. Le système va à présent être réduit suite au nouveau "pacte des générations".

Les pensions

L'âge de la pension est fixé à 65 ans pour les hommes. Il était fixé à 60 ans pour les femmes, mais depuis quelques années, il est augmenté progressivement. D'ici 2009, il sera aussi de 65 ans pour les femmes.

L'âge moyen de départ de la vie active est de 57 ans, ce qui signifie que de nombreux Belges quittent le travail bien avant l'âge de 65 ans pour se retrouver dans une "formule d'inactivité" (pré-pension, pension compensatoire) . Ils ont droit à la "pension légale", qui est de plus en plus complétée par une pension complémentaire. Il existe un deuxième pilier des pensions, grâce aux plans de pension sectoriels accompagnés d'avantages fiscaux pour les employeurs, qui sont soumis à la surveillance des autorités, ainsi qu'un troisième pilier : l'épargne pension et l'assurance vie individuelle.

Environ 44 pour cent de la population réalise un plan d'épargne pension, une forme de placement qui leur permet d'élaborer un capital de façon fiscalement plus favorable pour le moment où ils prendront leur retraite.
La "pension de retraite" est la pension à laquelle une personne a droit pour l'avoir construite par son propre travail. Il existe aussi la "pension de survie", qui est octroyée à l'époux ou à l'épouse d'un ayant droit décédé.

Les régimes diffèrent selon que le pensionné est un salarié, un indépendant ou un fonctionnaire. Ceux qui ont mené une carrière mixte (par exemple une période en qualité d'indépendant et une période en qualité de salarié), les droits qu'ils ont acquis dans les divers régimes sont combinés. Les droits correspondent au nombre d'années de travail et au salaire gagné. Il est aussi tenu compte de la situation familiale. Les salaires qui constituaient la base du calcul de la pension sont limités à un certain montant. Il existe aussi une pension minimum. Les salariés avec charge de famille reçoivent, pour chaque année de travail, 75 pour cent de leur salaire moyen. Pour les isolés, ce montant est de 60 pour cent. Le montant plafond pour le calcul de la pension est d'environ 39.000 euros par an.

Les dépenses de la pension des autorités s'élevaient en 2004 à 9,3 pour cent du PIB. D'ici 2030, ce montant augmentera jusqu'à 12,3 pour cent. Les indépendants peuvent constituer une pension complémentaire, soit auprès d'une caisse d'assurance sociale, soit auprès d'une compagnie d'assurance privée.
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MessageSujet: Re: Pensez-vous qu'il faut réduire les prélévements obligatoires?   Sam 5 Avr - 20:38

superbe cours magistral de notre Maître en socialisme belge cheers study

une seule question: c'est où que tu réponds à la demoiselle ?

Même au regard de toute cette explication, je pense que la question de savoir si "l'état providence" doit continuer à prendre le pas sur un redressement financier... Heureusement, nous ne sommes plus dans un paternalisme économique , ni dans le courant des années 90 qui était à l'autre extrême. Malgré tout, on est en droit de se demander si cette "sécurité sociale" est encore adaptée au monde socio-économique actuel et surtout si celle-ci est réelement égalitaire. Ne faudrait-il pas plutôt aller vers une option de "sécurité minimum garantie" en laissant à chaque citoyen la possibilité d'augmenter cette couverture via des organismes privés?

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MessageSujet: Re: Pensez-vous qu'il faut réduire les prélévements obligatoires?   Sam 5 Avr - 20:58

Qui a dit que je répondais à la demoiselle ?

Avant de répondre, une explication s'avérait être utile afin de comparer par rapport à la France

Maintenant qu'on a l'explication, on va pouvoir répondre à la demoiselle

Seulement le : "Ne faudrait-il pas plutôt aller vers une option de "sécurité minimum garantie" en laissant à chaque citoyen la possibilité d'augmenter cette couverture via des organismes privés?" je suis totalement contre à moins de me définir le "sécurité mimum garanti" et il a intérêt à être bien doté.

Car si le minimum est vraiment un minimum alors on verra des soins de santé à deux vitesses, la fracture sociale sera encore plus grande et les allocataires sociaux pourront se brosser pour avoir des soins de santé de qualité !

Nous avons en Belgique, je pense, les meilleurs soins de santé qui existent pour le plus grand nombre et le système de sécurité social Belge est le plus recherché je pense mais il n'est pas parfait je le concois mais privatisé n'est pas la solution !
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Pensez-vous qu'il faut réduire les prélévements obligatoires?
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